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 la Polynésie Française


En bref
 

Polynésie vient du grec et signifie " iles nombreuses ".

La Polynésie Française est un Territoire d'Outre-Mer (T.O.M) situé au cœur du Pacifique ( 6200 km de Los Angeles, 5700 km de Sydney, 8800 km de Tokyo et 17100 km de Paris.).

Les 118 îles, dont une soixantaine sont habitées, ont une superficie totale de 4000km², répartie sur une étendue aussi grande que l’Europe.

 

Elles sont regroupées en 5 archipels :
- Société, séparé en 2 groupes d’iles :
    Iles du vent : Tahiti, Moorea, Tetiaroa, …
    Iles sous le vent : Bora Bora, Huahine, Raiatea, Tahaa, …
- Tuamotu

- Marquises

- Australes

- Gambier




L’île la plus grande est Tahiti avec une superficie de 1042 km²
L'atoll de Rangiroa et son lagon est le plus grand avec 1600 km².
Le point culminant est le mont Orohena (2241m) à Tahiti.

 

On trouve principalement 2 types d’îles en Polynésie :

  • les îles hautes (Société, Gambier, Australes, Marquises) : îles volcaniques montagneuses recouvertes d’une végétation luxuriante et entourées d’un lagon peu profond délimité coté océan par une barrière de corail (sauf aux Marquises).
  • Les îles basses (Tuamotu) : atolls constitués de sable corallien ne dépassant pas 6m. Souvent en forme de couronne entrecoupées de passes. C’est l’île de carte postale typique.

La capitale administrative est Papeete, située sur l'île principale : Tahiti.
C’est la seule grande agglomération de Polynésie Française
(plus de 100 000 habitants).
On y trouve les centres administratifs et économiques et une grande diversité de commerces.

Les principales ressources de la Polynésie Française sont la périlculture, le tourisme, la pêche et la culture du coprah.

En 2002, La population de la Polynésie Française était de 245.000 habitants, répartis en 4 groupes ethniques principaux : les Polynésiens Maohis (65%), les demis (17%, métis Polynésien-Européens ou Polynésien-Chinois), les occidentaux ou " popaas " (12%, en grande partie des Français) et les Chinois (5%).

Tahiti à elle seule représente plus de 70% de la population totale et l’archipel de la Société près de 85%.

L'espérance de vie est de 75 ans pour les femmes et de 68 ans pour les hommes.
Les hommes représentent 52% de la population et les femmes 48%.



Histoire
 

Le peuple polynésien tient ses origines du Sud-Est asiatique, ils sont unis par une langue, une culture et des origines communes.

Ces iles sont parmi les dernières régions du monde à avoir été colonisées par l’homme.

Le peuplement de ces iles est étroitement lié à l’art de la navigation. Les polynésiens ont été et sont toujours un peuple de grands marins. Ils savent observer les éléments : ciel, étoiles, vents, courants, animaux pour naviguer avec précision sur l’immensité de l’Océan Pacifique et cela bien avant que les premiers explorateurs arrivent.

La colonisation de la Polynésie s’est effectuée par différentes nations (Espagnols, Hollandais, Anglais, Français et Russes) entre le 15ème et le 18ème siècle.

Au milieu du 18ème, plusieurs explorateurs (Samuel Wallis, Bougainville) vantèrent auprès des cours Européennes, les beautés des iles polynésiennes et de leurs habitants.

En 1779, le Bounty aborde Tahiti. S’ensuivit une mutinerie devenu célèbre qui façonnera définitivement le mythe polynésien.

Plus tard, les missionnaires arrivèrent et se chargèrent d’inculquer aux polynésiens leurs principes chrétiens. En interdisant la pratique des chants, danse et rituels, ils effaceront presque totalement la culture polynésienne.

Malgré son éloignement, la Polynésie subit les 2 guerres mondiales. Papeete fut bombardée en 1914, et Bora Bora servi de base à l’armée américaine durant la seconde guerre mondiale.

En 1961, la construction de l’aéroport international de Tahiti-Faa’a permit au tourisme de se développer dans toutes les îles.

Aujourd’hui, le tourisme reste très important pour l’économie polynésienne et l’engouement croissant que connaît la plongée devrait le renforcer pour les années à venir.

Quelques dates importantes :
3000 avant JC Début du peuplement du Pacifique Sud depuis le sud-est asiatique
1521 Magellan découvre une partie des îles Tuamotu
1595 Alvaro de Mendena découvre les Marquises
1767 Wallis arrive à Tahiti
1768 Bougainville arrive à Tahiti. Il baptise l'île "Nouvelle Cythère"
1769 Premier voyage de Cook à Tahiti
1773 Second voyage de Cook à Tahiti
1777 Dernier voyage de Cook en Polynésie
1789 Mutinerie sur le Bounty
1797 Arrivée des premiers missionnaires anglais
1803 Mort de Pomare 1er. Christianisation et répression violente contre les croyances traditionnelles.
1841 Prise de pouvoir du français Dupetit-Thouars
1842 Contrainte et forcée, la reine Pomare IV signe un traité de protectorat sur Tahiti et Moorea
1865 Arrivée des premiers Chinois
1880 Pomare V cède à la France ses droits sur Tahiti
1945 Les Tahitiens obtiennent la nationalité française
1957 Le nom de Polynésie française est choisi
1958 Après référendum, La Polynésie française opte pour le statut de territoire d’outre mer
1980 Le Tahitien devient la seconde langue officielle en Polynésie Française (après le français)
1984 La Polynésie française obtient un statut d'autonomie interne

Histoire moderne

 
La Polynésie devient un territoire d’outre mer juste après la seconde guerre mondiale.
En 1984, un premier statut d’autonomie, permit à la Polynésie d’afficher son drapeau à côté de celui de la France et de nommer un président du gouvernement de Polynésie Française.
Mais c’est le 24 janvier 2000 que l’autonomie est finalisée.
Aujourd'hui, l'Assemblée de Polynésie française adopte des lois (uniquement dans certains domaines). Elle est membre d'organisations internationales et a ses propres représentations à l'étranger.

Le gouvernement français reste responsable de la défense, du maintien de l’ordre, de l’émigration, de la justice, de l’éducation supérieure et de la recherche. Sur place, il est représenté par un haut-commissaire.

Le président du gouvernement de Polynésie ( élu par l’assemblée pour 5 ans, Gaston Flosse a été ré-élu en 2001) est le chef de l’exécutif.
Il représente le territoire et son administration, il nomme les ministres et préside leur conseil.

Les membres de l’assemblée territoriale sont élus au suffrage universel tous les 5 ans.



Climat
 

La Polynésie est située dans une zone intertropicale.

Il y a 2 saisons en Polynésie Française :

  • la saison sèche, de mai à octobre
  • la saison des pluies, de novembre à avril

Suivant les archipels et la saison, la température peut varier entre 20° et 32°C
Lors de la saison sèche, les nuits peuvent être fraîches.
La température de l'eau est comprise entre 25° et 29°C tout au long de l'année.

La saison humide est moite et humide (pluies fréquentes et abondantes). C’est durant cette période que peuvent apparaître, mais rarement, des dépressions tropicales. Celles ci sont la conséquences du phénomène El Nino.
Les mois de juillet et d’août sont les plus agréables (saison sèche), grâce entre autre au Maraamu (Alizé de sud-est).

Sur les îles hautes (Iles de la société, …), il est a noter une différence entre les cotes Est exposées aux alizés (vent et pluie plus fréquentes) et les cotes Ouest plus sèches.

Le climat n’est pas exactement le même dans les 5 archipels. Ainsi, aux Australes, le climat est plutôt tempéré (jusqu'à 10°C en saison sèche). Aux Marquises, la saison sèche s’étale d’août à décembre. Aux Tuamotu, les pluies sont moins fréquentes car il s’agit d’îles basses ou les nuages ne peuvent s’arrêter.

Températures

Papeete

Australes

Marquises

Tuamotu

Source: Meteo France : http://www.meteo.fr



Langue
 

La langue officielle en Polynésie française est le français, mais les Polynésiens parlent souvent entre eux en Reo Ma'ohi (langue polynésienne). Le Reo Ma’ohi est en fait constitué de plusieurs langues différentes, assez semblables, suivant les îles ou les archipels ou elle est pratiquée. Toutefois le tahitien ou reo tahiti, langue de l’archipel de la Société est la plus parlée en raison de la forte concentration de population dans cet archipel.

Le tahitien et le français sont les langues officielles de la Polynésie Française, mais le français reste la langue administrative.

Le 28 novembre de chaque année, est le jour du Reo ma’ohi.

Les yeux on également un rôle important dans la communication, un haussement des sourcils suffit souvent à dire oui ou bonjour.

Et n’oubliez pas qu’un simple sourire est le premier signe qui vous permettra de vous faire comprendre et accepter.

A noter que l'anglais est parlé dans la plus plupart des structures touristiques.

L’alphabet tahitien ne comprend que 13 lettres.
5 voyelles : a e i o u, et 8 consonnes : f h m n p r t v, qui se prononcent comme en français sauf le e que l’on prononce é, le u prononcé ou et le h qui est toujours aspiré.

Source: Parler Tahitien, by D.T Tryon

Quelques exemples de Reo ma’ohi

Aita

non

Aita pe’a pe’a

pas de problème

Api

nouveau

Ava

passe

E

oui

E aha te huru ?

Comment ca va ?

fafa piti

Raie

Farani

Français

Fare

maison de type polynésie

Fare iti

toilettes

Fenua

terre, pays

Honu

Tortue

Ia orana

bonjour

Inu

boire

Iti

petit

Ma’o

requin

Maeva

Bienvenue

Mahana

soleil

Maita’i

Bien

Maita’i roa

très bien

Maito

Poisson chirurgien

Manu

oiseau

Manuia

à ta santé.

Manureva

avion

Mara

Poisson Napoléon

Marite

américain

Maurruru

merci

Maurruru roa

merci beaucoup

Moana

Océan

Moni

argent

Motu

île

Nana

au revoir

Nohu

Poisson pierre

Nui

grand

Poe

perle

Poe rava

perle noire

Popa’a

Européen

Poti

bateau

Puaa

Cochon

Pupu

coquillage

Reva

ciel

Roi

Mérou

Ta’oto

dormir

Tama’a

manger

Tama’a maita’i

bon appetit

Tamarii

Enfant

Tane

homme

Taote

docteur

Tapone

Japonais

Tapu

interdit

Te here nei au

je t’aime

Tiare

Fleur

Tinito

Chinois

Toa

magasin

Uruati

Carrangue

Va’a

pirogue

Vahine

femme



Habitudes de vie
 
 

Les polynésiens sont gentils et polis, un peu timides au début, mais leur gaieté naturelle reprend vite le dessus. Ce détachement et le tutoiement immédiat peuvent d’ailleurs surprendre au début.
Ceci est encore vrai dans les îles, mais de moins en moins à Tahiti où la société de consommation est très présente.
Mais malgré cela, ils restent accueillants et continuent de vivre au jour le jour à l’ombre des cocotiers.

 

N’essayez pas de tricher, soyez naturel et humble (vous êtes leur hôte, ne l’oubliez pas), prenez le temps de vivre au rythme des alizés, sans être pressé, ni stressé.
Mettez vous à l’aise, short, tee-shirt, sandales est la tenue la plus courante.

 
Les polynésiens sont fiers de leur pays, à juste titre. C’est un merveilleux pays, où il fait bon vivre si l’on prend soin de s’adapter aux coutumes locales.

Religion

 
Environ 60% de la population est de religion protestante, 30% catholiques, 6% mormone et le reste est répartie entre de petites religions (adventiste du septième jour, témoins de Jéhovah, …)
Le peuple polynésien reste très croyant, même si cela se réduit de plus en plus.
Les offices religieux sont l’occasion pour les mamas de sortir belles robes et splendides chapeaux.


Danses et musiques  
 

Elles sont présentes partout et sont un des symboles fort de la Polynésie.
Le tamure, la danse la plus pratiquée, est constitué de mouvements des hanches quelque peu érotique (amplifié par des ceintures volumineuses portées au-dessous du nombril).

 

 
Les hôtels de luxe proposent constamment des spectacles de danses folkloriques de qualité.
En juillet, les fêtes du Heiva et son grand concours de danses est un merveilleux moment à ne pas manquer.






La bringue
La fête, les rires, la joie de vivre font partie de la vie des polynésiens.
Les réunions spontanées où la guitare (ou le ukulele) est toujours présente, entraînent les participants à entonner chansons (que tout le monde connaît) ou à prendre un autre instrument (toere, tambour ou simplement 2 cuillères que l’on fait claquer l’une sur l’autre).

C’est ça la bringue !

Les femmes ne manqueront pas d’entamer un tamure endiablé.
La bière et le vin apporteront leur contribution à l’allégresse générale.
Si on vous le propose ou si vous passez par là, profitez en, vous passerez un bon moment.
Toutefois et malheureusement, les tahitiens ont quelques fois l’alcool mauvais. Ce n’est pas qu’ils sont méchants, mais ils aiment bien se bagarrer. Alors soyez attentif et quittez poliment la fête si vous sentez le vent tourner.

Vaa’a
Le sport le plus populaire est sans doute le Vaa’a ou pirogue à balancier traditionnelle.
Ces pirogues peuvent contenir 1, 3, 6 et jusqu'à 16 rameurs ou rameuses.
Beaucoup de polynésiens, hommes et femmes, pratiquent ce sport.
Lors de la célèbre Hawaiki Nui, course reliant Tahiti, Huahine, Raiatea, Tahaa et Bora Bora en 3 jours, toute la Polynésie suit l’évolution des équipes avec passion. C’est un peu l’équivalent du tour de France en Métropole.
Inévitablement, vous verrez glisser ces pirogues sur les eaux calmes des lagons.

Pêche et Chasse
Le lagon est un véritable garde manger pour les polynésiens.
Au fil du temps, ils ont développés des techniques de pêches variées : pêche au filet, au patia (lance à plusieurs pointes), aux cailloux et bien sur à la ligne.
Aujourd’hui, la chasse sous-marine est largement pratiquée, autant comme sport que comme moyen de subsistance.
La dextérité des polynésiens est impressionnante, n’hésitez pas à participer à une séance de pêche, ils seront heureux de vous montrer leur savoir faire.
Attention, car les poissons de lagon sont souvent empoissonnés par la ciguatera.

Fleurs
La parure la plus répandue est la fleur. A la fois décor et parfum,

 
hibiscus

elle fait partie du quotidien et le premier geste d’une tahitienne à son réveil est sans doute d’en cueillir une pour la mettre sur son oreille.
Mais les hommes aussi ont plaisir à en porter une.
Il est facile de s’en procurer, car il y en a partout et elles fleurissent sans discontinuer.

L’hibiscus rouge et le célèbre tiare Tahiti (espèce de gardénia endémique à Tahiti) sont les fleurs les plus utilisées.
Vous verrez également souvent des mamas (grand-mères) avec une couronne de fleurs ou de feuilles sur la tête.

 
Tiare Tahiti
Frédérique JOUX

La tradition est de passer au cou d’un nouvel arrivant, un collier de fleurs. Au départ, on offre un collier de coquillages. Certains voyageurs croulent sous ces colliers, c’est signe qu’ils ont beaucoup d’amis !


Mais couronnes et colliers sont offerts également par simple amitié ou à l’occasion de réunion.

Le Monoi
Fabriqué à partir d’huile de noix de coco dans laquelle on fait macérer différentes fleurs ou plantes (tiare Tahiti, ylang ylang, santal).
Celui que trouverez sur place, est de bien meilleure qualité que ceux de métropole.
Il est utilisé par les polynésiens comme produit de beauté pour embellir et entretenir la peau et les cheveux.
On l’utilisera plutôt après une exposition au soleil car il calmera la sensation de brûlure et adoucira la peau.
Il est également utilisé comme protection contre les piqûres de nonos (minuscules mouches de sable dont la morsure est douloureuse).



Archéologie
 

 
le marae Taputapuatea
tahiti traveler
Marae
Un marae est un lieu sacré, de forme rectangulaire, sur lequel était célébrée des cérémonies religieuses ou communautaires.
Il est difficile de connaître précisément le déroulement de ces cérémonies, celles ci ayant été interdites par les premiers missionnaires.
Néanmoins, des reconstitutions de ces cérémonies sont organisées chaque année, lors des fêtes du Heiva (fête de Juillet).
Le plus grand marae se situe sur l'île Raiatea, le marae Taputapuatea, berceau de la civilisation Polynésienne selon la légende.

Pétroglyphes
Ce sont des dessins sculptés dans la pierre. Les pétroglyphes les plus connus se trouvent sur l'île de Tahiti et aux îles Marquises, mais on en trouve également à Raiatea et à Maupiti. Ils représentent des tortues, des dessins géométriques ou encore des figures anthropomorphiques.
Certains sites présentent d’étonnantes similitudes avec ceux de l’île de Pâques (Rapa Nui).

Tiki
Il s’agit d’une sculpture, souvent à caractère anthropomorphique dont la signification est encore très mal connue.
Sculpté dans du corail, de la pierre volcanique ou dans du bois, il peu être revêtu d’un tapa.
Le plus grand tiki, appelé Takai'i, est d'une hauteur de 2,35 m et a été retrouvé sur l'île de Hiva Oa dans l’archipel des Marquises.



Art et Artisanat
 
 

De nombreuses manifestations artisanales sont organisées tout au long de l’année (souvent sur la place Toata à Papeete). On peut y découvrir et acheter tout ce que les îles produisent en objet artisanal.




La sculpture
 

La sculpture est un art important en Polynésie.
On y trouve des Tiki (divinité), des armes, des instruments de musique (toere, ukulele), des pagaies, ou des ustensiles de cuisine (umete).
Actuellement, on trouve plusieurs centres d’apprentissage à Tahiti et aux Marquises. De Nombreux artistes popaa, installés en Polynésie s’inspirent de cet art ancestral pour leur propre création.



Le Tapa
Etoffe végétale obtenue à partir d'écorce de bois utilisée lors de rituels ou simplement comme habit.
On en trouve principalement à Tahiti (galerie d’arts, marché de Papeete) et aux Marquises.

 

Le tressage
Artisanat en provenance des iles Australes qui s’est développé dans toute la Polynésie.
Il s’agit de tresser des fines lamelles de bois (pandanus, cocotier, bambou, ..) pour fabriquer des chapeaux, des paniers et des nattes (peue).
On en trouve une grande variété au marché de Papeete.


Le Tifaifai
 

Inspiré des patchwork amenés par les missionnaires anglais, mais adapté à la culture et aux techniques locales.
Il s’agit d’un grand morceau de tissu sur lequel est cousu (à la main, mais on en trouve fait à la machine en provenance d’Asie) des motifs typiquement polynésien (tortues, palmiers, fleurs, …).
Traditionnellement, il est réalisé en famille.



La perle noire de Tahiti
 

La perle noire produite en Polynésie française n’existe nulle part ailleurs.
Malgré son nom, elle n’est qu’exceptionnellement noire et n’est pas cultivée à Tahiti, mais dans les atolls des Tuamotu et des Gambier.

Formation de la perle
Dans la nature, c’est le hasard, par l’intrusion d’un corps étranger (parasite, grain de sable) dans l’huître, que celle ci va isoler en fabriquant autour de l’intrus une couche de nacre, créant ainsi une perle.
Dans les fermes perlières, un greffeur introduit dans une partie précise du mollusque âgé de 3 à 4 ans, une petite bille d’os ou de plastique (le nucleus) qui jouera le rôle d’intrus. L’huître est ensuite accrochée sur une plate-forme à quelques mètres de profondeur durant plusieurs années.

La perle
Théoriquement une perle parfaite doit être tout à fait ronde et d’un diamètre de 13 ou 14mm sans aucune imperfection, ni dépression et d’une teinte foncée au reflet vert (dit " aile de mouche ").
Elle devra en outre posséder un éclat profond, dû au polissage de sa surface.
Mais, ces perles sont rares et très chères. Vous en trouverez beaucoup d’autres très jolies (le choix d’une perle étant très personnel) et plus abordables.
La qualité d’une perle est indiquée par une lettre (A pour les plus belles, B, C, …)

Les keishis
Il s’agit de formations perlières biscornues et de petites tailles qui provient d’un accident de greffe.
Moins chers qu’une perle, ils peuvent constituer de très beau bijoux à des prix raisonnables.

Achat
Vous trouverez un peu partout des bijouteries proposant des perles de culture (perles issues d’huîtres élevées par l’homme). Les prix et la qualité varient énormément. Les prix sont souvent négociables.
Faites jouer la concurrence et prenez votre temps pour choisir le bijou de vos rêves.
On vous proposera des perles nues ou montées. Il est en général plus économique de les faire percer sur place.

Entretien
Les perles sont des bijoux naturels qui demandent un minimum d’entretien.
Elles sont sensibles aux acides (détergent, laques, parfum, …) et contiennent des protéines et de l’eau et risquent donc de se déshydrater et de se craqueler (plonger les dans de l’eau salée de temps en temps).
Si vous ne les portez pas souvent, prenez l’habitude de les rincer et de les frotter avec un chiffon doux imbibé d’huile d’olive avant de les ranger.
Elles sont également moins dures que les pierres précieuses, évitez de les mettre en contact avec d’autres bijoux qui pourrait les rayer.



Le Tatouage
 

Un peu d’histoire

 
Signe de reconnaissance, thérapie contre les maladies, contre les agressions naturelles ou surnaturelles, on retrouve des traces de tatouage chez beaucoup de peuples anciens.
Mais, cette technique a atteint une surprenante intensité dans le triangle polynésien (Nouvelle Zelande-Hawai-Ile de Pâques). Les iles Marquises en étant certainement le point culminant par l’aspect spectaculaire de ses tatouages (corps totalement tatoué, diversité des motifs, …).
Bon nombre de marins des premières expéditions européennes dans le Pacifique, se firent tatouer au fil des escales, amorçant la tradition du marin tatoué.
Interdit par les missionnaires, le tatouage accompagnait les
 
Polynésiens et les Polynésiennes durant toute leur vie. Les jeunes filles étaient tatouées pour être purifiées et pouvoir participer à la vie communautaire et surtout pour se marier. Les hommes, quant à eux, utilisaient le tatouage dans une optique guerrière, censée apporter pouvoir et protection.
Mais les Polynésiens se tatouaient également dans un but simplement esthétique.
Les femmes l’utilisaient comme un bijou indélébile et celui-ci était considéré comme un stimulant érotique.
Néanmoins, il semblerait que plus les dessins étaient nombreux et variés, plus le tatoué possédait un rang élevé dans la hiérarchie sociale.

 
Les tatoueurs étaient des personnages importants et respectés. Ils étaient détenteurs d’un savoir ancestral et leur art était indispensable au bon déroulement de la vie communautaire.
Les outils utilisés était des peignes fait d’os, de nacre ou de dents qui, trempés dans un colorant noir, incisaient la peau sous les coups d’un maillet qui frappait en en cadence.
Ces techniques pouvaient différer suivant les archipels et les îles.

Les motifs utilisés et leur emplacement étaient codifiés et strictement respectés, mais chaque tatoueur savaient y placer sa marque propre.

 

Le tatoueur s’entourait de plusieurs aides, pour maintenir le sujet, tendre la peau et essuyer le sang qui ne devait en aucun cas toucher le sol.
Souvent, une grande fête était organisée à la fin de la séance de tatouage.

On sait que les motifs utilisés (comme la technique) pouvaient varier suivant les îles.
Dans l’archipel de la société, les visages n’étaient jamais tatoués et des sujets figuratifs étaient réservés aux hommes.
Aux Marquises, tout le corps était recouvert de motifs géométriques complexes, mais aussi de motifs décoratifs, comme le Tiki (l’ancêtre déifié) ou les animaux (lézard, tortue, …). Ces motifs très stylisés sont souvent difficilement reconnaissables.
Dans tout le reste de la Polynésie, le tatouage était également pratiqué et utilisait des motifs et des techniques propres à chaque archipel.

Tatouage actuel

 
Effacé sous la pression des missionnaires et des premiers colons, le tatouage refait surface depuis une vingtaine d’années.
Synonyme de retour aux sources, d’un renouveau culturel polynésien, le tatouage traditionnel réapparaît. Mais si l’univers graphique est resté assez semblable, la signification profonde de cet acte a disparu. Les techniques ont également évoluées (en 1986, le ministère de la santé a interdit l’utilisation des outils traditionnels). Malgré tout, cela n’enlève rien à la beauté et à la force du tatouage actuel.
 
Il est devenu un choix individuel, détaché des anciennes obligations traditionnelles, mais exprime un désir d’identification aux valeurs majeures polynésiennes.

On trouve de nombreux tatoueurs dans l’archipel de la Société et aux Marquises. La plupart sont des professionnels respectant scrupuleusement les règles d’hygiène et de sécurité (aiguille à usage unique, gants, …) et vous pourrez vérifier leur style et leur talent (photos, catalogue) avant de vous décider.

Questions-Réponses
La zone a tatouer doit être nettoyée, désinfectée et rasée si nécessaire.

Souvent, le tatoueur commencera par dessiner sommairement le motif désiré avant d’effectuer l’encrage proprement dit.

Suivant la complexité et la dimension du tatouage, la séance peut prendre de 15 minutes, jusqu'à plusieurs heures, voire plusieurs séances.

Et la douleur ? Elle dépend de votre tolérance mais surtout de l’endroit choisi. Les parties charnues (épaules, biceps, fesses) sont moins sensibles que les zones ou la peau est plus fine (aiselles). Les parties les plus sensibles étant les zones osseuses ou proches des tendons (talon, tibia, épine dorsale, …)

Une fois le tatouage terminé, un peu d’encre mêlée de sang va normalement suinter pour former une croûte qu’il ne faut pas enlever. La cicatrisation totale va prendre quelques semaines pendant lesquelles il faut éviter de prendre des bains prolongés et surtout protéger le tatouage du soleil direct.

M.A. Porte

Source (textes et photos) : Tatouage Polynésien d’hier et d’aujourd’hui d’après Gotz (Pacific Production Tahiti – ISBN 2-911228-18-9)



Gastronomie
 

La cuisine traditionnelle tahitienne exploite pleinement ce que la nature environnante veut bien nous offrir et particulière